Spoken world et musique hors-piste

Entre rock suave et poésie orale explosive, des rythmes d’ailleurs s’invitent dans leurs sons. Des couleurs surgissent peu à peu sur leurs peaux, comme pour mieux signifier qu’une mue est en train d’avoir lieu.

Un laboratoire de l’imaginaire où persiste une certitude derrière le désenchantement : la magie existe en corps. Le trio crée un écrin d’écoute avec le public, et se laisse volontiers embarquer par ce qui surgit, laissant libre cours à l’inattendu.

Les textes évoquent en demi-teintes la difficulté d’être soi, l’imaginaire salvateur, la nécessité de revitaliser le corps social, l’expérience du corps, le corps de femme. L’écriture, à la fois percutante et naïve, interroge nos habitudes et nos pouvoirs.

Il y a là quelque-chose d’hypnotique, une forme de transe induite par la répétition des motifs musicaux et la scansion qui se déroule. Portés par une rythmique qui déroute, les mots se jouent parfois de la mélodie.

Dans le sillage de la nouvelle chanson française, Aquaplaning emprunte à l’énergie et à la verve de Mendelson ou Loïc Lantoine, avec des arrangements proches des univers bigarrés de Marc Ribot ou de la folie de Boucan. Aquaplaning est organique, volcanique, le véhicule parfait pour faire le pont entre la pluie et l’asphalte.

L'ordre et le chaos

Damas

Nue

Un concert pour un très jeune public de 0 à 6 ans

En premier lieu, explorer le silence

Puis l’arrivée du son 

Ses bruissements, son fracas

Comment il se déploie 

Par le geste 

Du plus petit 

Au plus ample 

De celui que l’on dessine du bout des doigts 

A celui que l’on projette 

De toute son envergure

Et, petit à petit, 

Entendre la naissance d’un langage. 

Écouter un autre « Parler » qui ricoche, résonne et se construit

A travers l’espace et le temps 

 

Pour dire quoi? On ne sait pas encore 

Ce n’est peut-être pas important 

La seule chose qui existe pour le moment, c’est l’élan, 

L’élan de parole, celui qui découvre, qui surprend, qui se surprend, qui se joue et qui se partage. 

 

Il y a les peaux, les cordes, les métaux, les bois, le souffle, les mouvements et les voix. Tout ce petit monde s’organise, se désorganise, se croise, s’emmêle et se répond.